Et si on pouvait tout faire ?

Et si on pouvait tout faire ?

Aujourd’hui, j’ai envie de te parler d’une pensée que j’ai eue hier.

Depuis quelques temps, j’ai envie d’apprendre à tatouer. Hier soir, j’ai même commencer à regarder des vidéos Youtube et à lire des articles sur comment apprendre, le matériel, etc.

Et puis, pendant que je regardais tout ça, cette phrase m’est venue: « Mais tu ne vas pas ENCORE changer de carrière quand même ?? »

Derrière cette phrase, je vois ma mère. Les membres de ma famille. Certain.e.s ami.e.s qui acquiescent mais dont je sens encore l’incompréhension, comme s’iels n’arrivaient pas à me cerner.

Ce n’est pas quelque chose que j’invente de toutes pièces, je l’ai déjà vécu et à de nombreuses reprises. J’ai un parcours très éclectique et le jugement de mon entourage a longtemps été pour moi une source de complexes. Je ne vais pas revenir sur mon parcours, mais je l’ai expliqué en détail dans l’interview que j’avais faite pour Marie Guibouin (que tu peux trouver ici).

Je me sens plus en paix vis à vis de ça, vis à vis du fait que j’ai des intérêts multiples et l’envie de faire de nouvelles choses un peu tous les quatre matins. Mais le fait que j’ai encore ce genre de pensée montre bien que je ne suis pas tout-à-fait guérie.

J’ai peur de ce que mon entourage va penser.

Peur de rester toujours au même point et de ne jamais évoluer comme la plupart de mes ami.e.s qui suivent un plan de carrière.

Peur de m’éparpiller partout et de ne jamais arriver au bout de rien (mais c’est quoi le bout ?).

Pour que tu aies une idée, je te fais la liste de mes envies du moment (en plus de tout ce que je fais déjà):

– Apprendre le tatouage

– Suivre une formation de prof de yoga

– Suivre une formation en Ayurvéda

– Apprendre le concept art

Si je disais ça à voix haute dans ma famille, tout le monde me regarderait avec des yeux ronds en me disant, comme à une bonne petite fille, d’arrêter de dire n’importe quoi et d’être un peu réaliste.

Et quelque part ça se comprend: pour mes parents, on étudiait et on s’engageait dans un métier pour toute sa vie (ils ont un peu évolué là-dessus depuis). A la rigueur le changement était possible peut-être une fois, mais pas avant d’avoir un peu de bouteille dans sa première carrière. Aujourd’hui il est de plus en plus admis que la grande majorité des gentes auront plusieurs changements d’orientation au cours de leur vie.

 

Mais il n’empêche qu’il est toujours difficile de sortir de ce fameux parcours en ligne droite, avec évolutions et augmentations progressives. Je passe encore et toujours pour une extraterrestre aux yeux de mes proches et même si je le vis mieux, ça reste une situation qui parfois me pèse, surtout quand je subis ou me fais subir la comparaison avec d’autres personnes.

Et le pire c’est qu’en voulant apprendre tout ça, je ne me dis pas forcément « je veux une carrière là-dedans, je veux que ce soit mon métier. » Je n’y pense pas vraiment, j’ai simplement envie d’apprendre. J’ai envie d’enseigner le yoga, mais pas à temps plein. J’ai envie d’apprendre l’Ayurveda mais plutôt pour prendre soin de moi et de mes proches. J’ai envie d’apprendre le tatouage, mais si ça se trouve je vais seulement regarder des vidéos ou me contenter de tatouer des pommes de terre et ça me suffira. J’ai envie d’apprendre le concept art parce que je trouve ça cool et j’ai envie d’être une meilleure dessinatrice, sans forcément penser à un éventuel métier derrière.

Et là je me dis, pourquoi on ne pourrait pas tout faire ? Pourquoi je ne pourrais pas être graphiste-illustratrice-écrivaine-tatoueuse-prof de yoga-thérapeute ayurvédique ? Pourquoi tu ne pourrais pas être ingénieure-entrepreneuse-musicienne-championne de tir à l’arc ? Ou prof de sciences-mannequin-monitrice d’escalade-Youtubeuse-éleveuse de bergers allemands ?

Qui a décidé qu’on ne pourrait faire qu’une seule chose si on en a pas envie ? Qu’il serait impossible de tout faire ?

Je te laisse méditer sur la question.

Histoire de poils, ou pourquoi j'ai arrêté de m'épiler

Histoire de poils, ou pourquoi j'ai arrêté de m'épiler

Cet article, je l’ai sur le feu depuis longtemps. Je viens de retrouver la début d’une première version dans les bas-fonds de mon ordi et je me dis qu’il est plus que temps qu’il sorte au grand jour, parce que c’est un sujet qui me tient vraiment à coeur.

La pilosité féminine est un sujet dont on parle à la fois beaucoup, et pas du tout. Que ce soit à la télé ou dans les supermarchés, on se retrouve bombardées de publicités et d’étalages de produits dédiés à l’épilation. C’est auquel sera le plus efficace, fera la jambe la plus douce, durera le plus longtemps.

Et pourtant personne n’en parle vraiment: pourquoi on le fait ? Qu’est-ce que les poils apportent, pourquoi sont-ils vraiment là ? Et la question la plus importante: est-ce que je m’épile parce que j’en ai vraiment envie ?

Il y a quelques temps, j’ai réalisé que je ne m’étais jamais, absolument JAMAIS posé ces questions. J’avais accepté l’épilation comme une obligation, quelque chose qu’on fait sans le remettre en cause. Parce qu’une femme doit être épilée, point. Et puis, il y a je dirais un an ou un peu plus, j’ai commencé à me remémorer des souvenirs liés à ça.

Je me rappelle parfaitement la première fois que je me suis rasée. Je devais avoir dans les treize ans, l’année où mes poils ont vraiment commencé à pousser, notamment sous les aisselles. Je ne m’en souciais pas vraiment, je voyais l’épilation comme un truc que j’allais devoir faire, un truc de « grande », mais je ne voyais pas forcément ça comme une urgence (surtout que bon pour ce que j’avais hein). Et puis, premier jour de chaleur, je porte un débardeur pour faire du roller avec les copains du quartier. Et là un voisin d’à peu près mon âge, avec qui je m’entendais plutôt bien, commence à me faire une réflexion: « Nan mais c’est dégueu, tu te rases pas ? » (je ne me souviens pas de ses paroles exactes, mais ça ressemblait à ça). Il le dit une fois, je l’ignore. Au bout de la deuxième ou troisième, je finis par mettre mon gilet. Je crève de chaud, mais hors de question de l’enlever. Parce que pour la première fois de ma vie, j’ai vraiment honte de mon corps. D’ailleurs en rentrant chez moi, la première chose que je fais, c’est piquer le rasoir de ma mère pour éradiquer l’objet honni.

Et c’est là que tout a commencé. La guerre contre les poils, et en tout particulier ceux des aisselles, où je ne supportais pas le moindre petit duvet (pas besoin d’être psy pour deviner d’où ça me venait). Je cherchais dans les magazines la méthode la plus efficace, la plus radicale pour les éliminer. Le rasoir a été mon arme principale, mais j’en ai testées beaucoup d’autres.

La crème dépilatoire, horriblement chimique et moyennement efficace (mais ma mère m’ayant raconté avoir été victime d’une horrible allergie un jour à cause de ce produit, je n’ai pas vraiment tenté plus que ça).

Je me souviens de la première fois où j’ai voulu tenter de m’épiler à la cire chez moi. C’était horriblement douloureux (of course), mais surtout j’ai vu des tas de petits points et tâches rouges apparaître sur mon mollet. Non non, pas une allergie; j’avais eu un geste trop violent (normal, je ne savais pas ce que je faisais) et une multitude de vaisseaux sanguins avaient éclaté. J’ai porté ces marques pendant des semaines. Je te dis pas la tête de la dermato quand je lui ai montré mes jambes…

Je suis donc repassée à mon fidèle rasoir. Et je ne manquais jamais de m’épiler, peu importaient les circonstances. Comme cette fois où j’étais en vacances au soleil avec ma famille (je devais avoir 15 ou 16 ans). Ma peau avait été très fragilisée par le soleil, j’avais eu des coups de soleil et au lieu de me dire que, peut-être, il fallait laisser mon corps un peu tranquille, je me suis dit no way, les poils doivent disparaitre ! Résultat, le frottement de la lame du rasoir m’a brûlée (et le pire c’est que je ne me suis pas arrêtée avant d’avoir fini…). Ma peau a mis du temps à s’en remettre et j’ai eu vraiment très mal.

J’en oublie sans doute beaucoup. Mais quand je repense à tout ça, je me dis qu’il y a un sérieux problème. Comment peut-on maltraiter son corps à ce point pour un souci esthétique ? Le pire était que je ne remettais absolument pas tout ça en question. Pas une seule fois, durant toute ces années, je ne me suis posée pour me questionner: « Mais au fait, pourquoi je fais ça ? Est-ce que j’en ai envie ? Est-ce que vraiment je trouve ça plus beau ? » C’était juste normal, j’étais tellement dedans que je ne remettais rien en question.

C’est ce que je trouve le plus grave en fait. J’ai assimilé le fait que s’épiler était une obligation pour les femmes, pour être que c’était ce qu’on devait faire. Du coup je me demande parfois ce que j’aurais été capable d’accepter d’autre, peut-être plus grave, dans les mêmes circonstances ?

La première remise en question a eu lieu grâce à une esthéticienne. J’en avais marre du rasoir, j’avais envie de tenter autre chose, et une copine de fac m’avait donné cette adresse. J’avais demandé une prestation assez complète. La personne qui m’avait reçu avait alors refusé de m’épiler les cuisses, me disant que j’avais la peau trop fine et fragile à cette endroit et que de toute façon pour ce que j’avais, ce n’était vraiment pas la peine. Elle m’a suggéré de ne plus jamais le faire, sous peine de m’abîmer sérieusement la peau. J’ai eu l’impression qu’on me retirait un filtre: pendant des années j’avais été persuadée d’être ultra velue, alors qu’en fait mes poils à cet endroit sont très blonds et peu visibles. C’était comme si ma vision avait été complètement déformée.

Elle m’avait également conseillé d’éviter les rasoirs en constatant une tendance aux poils incarnés et en me faisant le récit des infections que je risquais si je continuais.

Sur ce point, j’avoue, je ne l’ai pas écoutée.

Il n’empêche que ça a fait son chemin dans ma tête.

J’ai continué à m’épiler (épilateur électrique + rasoir), mais moins souvent, surtout en hiver, principalement par flemme. En été ça repartait comme en 40, et à partir du moment où j’étais en couple, c’était You shall not pass ! Mais le fait d’arrêter les mois d’hiver (et de célibat) m’ont peu à peu habituée à vivre avec mes poils et à constater qu’en fait ils ne me gênaient pas tant que ça.

Et puis, il y a je dirais plus ou moins deux ans, j’ai commencé à tomber sur des vidéos, des articles faits et écrits par des femmes qui avaient pris la décision de cesser de s’épiler. Elles expliquaient pourquoi elles l’avaient fait, ce que ça leur avait apporté. Je me suis également davantage renseignée sur les origines de cette injonction à l’épilation, et sur les fonctions des poils sur le corps.

Du coup venait la question: si ce n’est pas particulièrement bénéfique pour ma santé, que ce n’est pas sale, qu’il n’y a aucune loi qui m’y contraint, pourquoi je le fais ? Est-ce que c’est vraiment parce que je me trouve plus jolie sans poils, que je me sens mieux, ou parce que je me sens obligée de le faire ?

A partir de là, ça a été un long travail à faire sur moi-même et un tas de schémas sociaux à déconstruire.

Parce que le problème n’est pas l’épilation en soi. Oui, c’est cher et ça fait mal, mais il n’y a aucun problème à le faire si on en a envie, qu’on se sent mieux sans nos poils. Le problème c’est de déterminer si cette envie est vraiment la nôtre, ou si on s’y sent obligée. Et il n’y a qu’à voir ce qu’on se balance à la figure (aux autres ou à soi-même):

« Oh la la, je suis en mode singe aujourd’hui »
« Avec les poils que j’ai sur les jambes, on dirait Chewbacca »
« Désolée hein j’ai pas eu le temps de m’épiler »

Le genre de phase qu’on lance avec légèreté, sans se rendre compte qu’on est en train de se dévaloriser. On éprouve le besoin de s’excuser pour le corps qu’on a, de prévenir les remarques, de se justifier, parce que « juré d’habitude j’ai pas de poils hein ».

Je l’ai fait aussi, j’en ai encore parfois l’impulsion et je trouve ça horriblement triste d’éprouver le besoin de m’excuser pour mon propre corps.

C’est aussi pour ça que j’ai arrêté: avant de décider si j’aimais ou non être épilée, il fallait que j’arrive à m’accepter toute entière, avec mes poils. Et que je puisse voir si oui ou non, c’était si horrible que ça.

Ben ça ne l’était pas du tout en fait.

Alors que les choses soient claires, c’était loin d’être simple. Assumer ça vis à vis de moi-même, c’était une chose et c’est plutôt bien passé. Mais l’assumer vis à vis des autres, ça a été une autre paire de manches (et ça l’est toujours, je suis loin d’être full détachée là-dessus). Moi qui pensais être super bien dans mes baskets et m’en moquer comme de ma première culotte, je me suis pris mes insécurités dans la face (et ça a fait mal à l’ego…).

Je n’ai pas envie de te mentir: l’opinion et les regards ne sont pas faciles à assumer. Certaines personnes qui n’ont visiblement pas été attentives aux cours d’éducation civique à l’école sont incapables de garder leur opinion pour elles. Pour l’instant je n’ai pas encore été insultée ou prise à parti par des inconnus, mais je sais que ça peut m’arriver un jour.

Sauf que j’ai rapidement compris que je n’avais plus vraiment envie de m’épiler. Qu’en fait mes poils ne me dérangeaient pas, bien au contraire: je dépensais moins d’argent, je perdais moins de temps à y penser, je ne me faisais pas souffrir exprès, ma peau semblait moins sensible, plus résistante.

Du coup il me restait trois choix:

– Continuer à faire quelque chose que je n’avais plus envie de faire pour rester dans la norme sociale.
– Laisser pousser mes poils et porter une combinaison de ski sur la plage (mais bof en fait)
– Assumer, et espérer que peu à peu les mentalités changent

Je choisis la troisième. Je choisis d’assumer mon corps comme je l’aime, parce que laisser pousser mes poils c’est OK. Et s’il m’arrive d’avoir un jour envie de m’épiler pour changer, c’est aussi OK.

N’oublie jamais que quoiqu’il arrive c’est toi qui décides, et que même s’il s’agit d’une norme sociale très ancrée, tu n’es obligée de rien lorsqu’il s’agit de ton corps.

Sur ce je vais m’arrêter là, je poursuivrai la réflexion dans une seconde partie, l’article est déjà bien trop long.

Des bisous et prends soin de toi !

Espères-tu la validation?

Espères-tu la validation?

J’ai longtemps été quelqu’un qui n’aimait pas particulièrement les conflits.
J’ai le souvenir, petite fille, de l’autorité de ma mère et de la manière dont elle pouvait se mettre très en colère lorsque je faisais une bêtise, ou que je me comportais mal d’une manière ou d’une autre. Mes parents ne m’ont jamais punie, mais je savais que si je faisais quelque chose de mal, ou que j’avais une mauvaise note, je me ferais sacrément engueuler. En gros ça marchait un peu à la peur dans ces moments là.
Une psy que j’avais consultée il y a un peu plus d’un an avait conclu que j’avais peur des conflits et que je me plaçait instinctivement dans le rôle de la petite fille, que c’était pour cette raison que je tentais de faire plaisir à tout le monde.
En fait j’ai réalisé que ça va plus loin que ça: j’ai besoin de la validation d’autrui. Réaliser ça a expliqué beaucoup de choses de mes comportements passés et de mes relations, amicales comme amoureuses, mais aussi professionnelles. Je me souviens notamment de mon dernier job salarié: je n’aimais pas les tâches que je devais effectuer, je m’ennuyais et très honnêtement je me fichais du succès de la boite comme de ma première paire de chaussettes. Et pourtant, je ne pouvais m’empêcher d’avoir besoin qu’on trouve que je faisais du bon travail, que j’étais efficace, une bonne employée. Tout comme je me sentais réellement mal quand on me faisais une remarque plus négative (alors que, encore une fois, je n’étais absolument pas attachée à ce que je faisais et à l’endroit où je travaillais).
Pareil pour mes relations amoureuses: je voulais, j’avais besoin qu’on me voit comme la fille cool (si tu as lu/vu Gone Girl, tu sais de quoi je parle). J’avais besoin également qu’on valide mon couple, qu’il soit reconnu comme « un couple heureux », quelque chose de calqué sur un modèle que je me faisais dans ma tête (probablement construit par ce qu’on peut nous montrer dans la culture et les médias). Du coup je n’osais pas signifier mes désaccords, soulever le conflit, ou même juste être vraiment moi-même.
Bien évidemment, je n’avais aucune conscience de tout ça, j’agissais sans forcément comprendre ce qui m’y poussais.
Il y a un an et demi, j’ai découvert Lyvia Cairo (cours voir ce qu’elle fait si tu ne la connais pas encore!) et j’ai pu mettre un nom sur ce que j’avais: le syndrome de la bonne petite fille. J’avais ce besoin de faire plaisir, d’être reconnue comme « sage », qu’on me donne des bons points. Etre celle dont on admire le parcours, à table aux repas de famille. J’avais du mal à m’empêcher de faire ce qu’on attendait de moi, en m’auto-persuadant au passage que c’était ce que je voulais.
C’est quelque chose qui touche beaucoup de femmes, à divers degrés (je t’en reparlerai lorsque je traiterai de sexualité notamment). Sauf que lorsque ça se transpose à ta vie d’adulte, ça peut avoir des conséquences dramatiques. A force d’avoir besoin de la validation d’autrui, j’ai réalisé à quel point je m’empêchais de vivre ce que je voulais vraiment, et à quel point je me mettais des barrières, qui pour la plupart n’existaient en fait que dans ma tête.
C’est de moins en moins le cas. Mon besoin de validation a diminué en même temps que mon estime de moi a augmenté et que j’apprenais à mieux me connaitre, à décoincer mes croyances limitantes.
J’ai appris à ne plus accepter de rester avec quelque chose qui me chiffonne, qui m’énerve ou me frustre (de toute façon ça sort d’une manière ou d’une autre…) et j’apprends doucement mais sûrement à dire non quand j’ai juste pas envie de faire un truc. C’est pas forcément évident cette histoire, mais parfois il faut dire non à quelqu’un d’autre pour se dire oui à soi-même (aka la pensée philosophique du jour).
 
Le fait est que pour n’importe quel domaine que ce soit, personnel ou professionnel, la validation que tu attends risque fortement de ne jamais arriver. Personne ne va venir te taper sur l’épaule pour te dire « Hey, c’est bon tu peux y aller, tu as les capacités et le talent, ça y est. C’est le bon chemin. » A moins que tu le demandes expressément. Et encore.
Ceci dit, si ça peut t’aider, je te valide moi: c’est bon, vas-y, tu as tout ce qu’il faut. Si c’est la voie que tu veux, c’est celle que tu dois suivre.
Mais en vrai, la seule personne à pouvoir te valider, c’est toi-même. Personne d’autre n’a le pouvoir de le faire, même si tu en as l’impression. Et le secret, c’est que la plupart du temps, tu n’a besoin de personne pour faire exactement tout ce que tu veux (bon ok, si tu veux être chirurgienne il te faut quand même la validation d’un diplôme hein).
Malheureusement, le temps que tu passes à attendre gentiment que quelqu’un vienne te prendre par la main et t’envoyer là où tu dois aller, c’est du temps où tu reste bloquée dans une situation qui ne te convient pas, du temps où tu ne fais pas ce que tu veux. Où tu pourrais t’exercer, progresser, développer tes talents et les montrer au lieu de les retenir et d’en priver le reste du monde.
C’est un peu dommage non ? Hésite pas à partager ton rapport à tout ça, ou tes tips pour passer outre si tu en as, je suis preneuse!
Des poutous!
Nessy
 
P.S. : Viens me dire comment tu vas, ça fait longtemps!!
Sinon j’ai adopté un petit chat, tu peux voir sa bouille sur Instagram: https://www.instagram.com/nessy_ady/
Et j’ai tout plein de trucs sur le feu dont il faut qu’on cause. Je te laisse le suspense quand même.

Et si derrière la peur se cachait l'extraordinaire?

Et si derrière la peur se cachait l'extraordinaire?

Je suis de retour, cette fois bel et bien. Je suis rentrée du Brésil hier, encore un peu groggy sous l’effet du décalage horaire. Et j’avais envie de t’écrire, parce que ça me manque, que tu me manques et que j’avais quand même un peu envie de te partager mon expérience.
Je suis partie pour plusieurs raisons:

  • Pour voir ma soeur, qui faisait un stage à Rio de Janeiro
  • Parce que voyager me manquait
  • Pour tester et voir comment ça se passait, de vivre et travailler à l’étranger pendant quelques temps.
  • Pour répondre à certaines questions sur la vie que je veux mener.

Avant de partir, j’étais littéralement morte de trouille: je partais pratiquement deux mois à l’autre bout du monde, dans un pays avec une langue que je ne parlais pas, et sans aucune relation connue à part ma soeur, qui de toute façon était en Argentine au moment où je suis arrivée. J’avais une adresse où loger, je savais que je devais aller travailler le lendemain de mon arrivée et c’était tout.
J’avais mal au ventre. Je dormais mal. Je me disais que j’étais folle de quitter mon cocon pour aussi longtemps. Que j’aurais dû me contenter de partir une ou deux semaines maxi pour faire du tourisme et que ça aurait déjà été bien. J’avais envie de tout annuler, surtout que j’ai eu quelques galères de dernière minutes qui m’ont encore plus stressée.
En plus j’ai peur de l’avion.
Genre vraiment très très peur.
Le combo gagnant en fait.
 
Et là, maintenant que je suis de retour, je me rends compte de tout ce à côté de quoi je serais passée si j’avais écouté ma peur et que je n’étais pas partie.
(En vrai, je n’aurais pas annulé de toute façon, parce que j’aurais perdu mes sous et j’aurais eu l’air maligne après avoir annoncé fièrement à tout le monde mon départ)
Quand je repense à ce que j’ai vécu, il y a une phrase qui me vient:
Derrière la Peur, l’Ame agit.
Elle n’est pas de moi, mais de la géniale Marie Guibouin. Je connais cette phrase depuis longtemps, je comprenais cette phrase, mais je ne l’avais encore jamais vraiment expérimentée, ressentie.
Ce voyage, dont j’avais une peur atroce, a été, ou sera, un tournant de ma vie. J’y ai fait des rencontres incroyables. J’ai eu des réponses à des questions que je me posais depuis longtemps, ou même que je ne me posais pas du tout. A l’autre bout du monde, dans une culture qui n’est absolument pas la mienne, j’ai eu l’impression de me retrouver, et de pouvoir mieux me comprendre sur certains points.
 
La peur, c’est souvent celle de l’inconnu, et cette peur accompagne forcément toutes tes envies: tu veux faire quelque chose, mais tu ne sais pas ce que ça va donner (sauf si tu es voyante). Peut-être que ça va être nul. Que tu vas royalement te planter. Qu’on va se moquer de toi. Que tu vas tout perdre. Que tu vas mourir!
Le cerveau a tendance à voir l’inconnu comme un danger. Et face au danger, il va réagir par la peur pour que tu t’en éloignes. C’est totalement humain et normal comme réaction. De même qu’il va envisager le pire qu’il puisse t’arriver, dans le pire du pire des cas qui a en fait très peu de chances de se produire.
Au final c’est toi qui décides: est-ce que ça en vaut le coup ? Si oui, est-ce que tu laisses la peur te diriger ou pas ?
Ce qu’il faut comprendre, c’est que ce sont les choses qui nous font le plus peur qui vont au final nous apporter le plus. Et même bien plus que ce qu’on aurait imaginé de mieux, parfois différemment de ce à quoi on s’attend. Et plus tu as peur, plus ça signifie en général que ça vaut vraiment la peine que tu y ailles.
(Je parle évidemment de choses dont tu as envie hein, si un inconnu chelou te propose de monter dans sa voiture, là tu écoutes ta peur, ok?)
Si tu veux en lire plus sur la peur, Maude pour qui je travaille a écrit un super article sur le sujet hier: http://www.maudus.fr/tu-sautes-ou-tu-noses-pas/. Et d’ailleurs elle sort un nouveau programme, pour te permettre d’affronter ta peur en groupe pour réaliser tes rêveshttp://www.maudus.fr/lets-gooooooo/. Les inscriptions ferment bientôt, n’hésite pas!
 
D’ici ce week end, je te posterai les nouveautés qui vont arriver pour moi, pour le mois d’octobre et sans doute après.
Samedi après-midi à 15h (je te reconfirmerai l’horaire), je ferai un live Facebook sur le Brésil (enfin surtout Rio) où je répondrai à toutes les questions pratiques. J’en ai déjà reçu pas mal, donc si tu as des interrogations ou que le sujet t’intéresse, c’est le moment !
 
Des bises
Nessy
 
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