J’ai un fantasme… (et c’est pas ce que tu crois)

J’ai un fantasme… (et c’est pas ce que tu crois)

Parfois, j’ai un fantasme complètement délirant, décadent même si on considère la société dans laquelle on vit.

Parfois, j’ai le fantasme de disparaitre d’un coup des réseaux sociaux pour ne jamais y revenir.

C’est quelque chose qui me trotte dans la tête tout particulièrement dernièrement. La dernière fois, je m’en souviens parfaitement, c’était il y a environ un an et demi. J’étais dans une relation avec un homme, une relation à distance. Il se trouve qu’il détestait parler au téléphone, ce qui fait que les messages sur WhatsApp étaient notre unique mode de communication. En un peu plus d’un mois, je n’ai réussi à le convaincre de faire qu’un seul appel.

Plus les semaines passaient, et plus j’avais l’impression de perdre de vue la personne. Le son de sa voix, ses expression, son rire, son visage. En gros, j’avais de plus en plus l’impression d’entretenir une relation avec mon téléphone. Les mots étaient des textos, la voix une sonnerie, les expressions des smileys. Lorsque la relation s’est terminée, je me suis sentie comme si j’étais en overdose. J’ai très sérieusement songé à me débarrasser de mon smartphone, ou plutôt à le mettre dans un tiroir et le ressortir seulement pour les voyages. J’avais même commencé à regarder les vieux téléphones portables sur le marché et comment je pouvais mettre mes apps sur l’ordi. Et finalement, ça m’a passé, j’ai décidé d’avoir une utilisation plus raisonnée du smartphone, et ça m’allait. Jusqu’à aujourd’hui.

Je ne sais pas si tu as vu le Diable s’habille en Prada. Dans le film (pas terrible, je te l’accorde) Andy travaille pour la terrible Miranda Prieslty et se retrouve à passer sa vie sur son téléphone pour satisfaire les exigences de sa boss. Et à la fin, en un geste libérateur, elle balance son portable dans une fontaine.

A l’époque, je trouvais terrible qu’Andy soit devenue à ce point esclave de sa patronne par l’intermédiaire du téléphone qui sonne sans arrêt, est toujours présent, même dans son intimité. Et pourtant, si je me regarde aujourd’hui, est-ce que vraiment ma situation est différente? D’accord, je n’ai pas de patron·ne, mais il faut croire que ça n’empêche pas mon smartphone d’avoir pris une place prépondérante dans ma vie. Que ça ne m’empêche pas non plus d’avoir cette impression d’être sans cesse sollicitée alors que je n’ai rien demandé.

Pourtant, je suis loin de ne trouver que des défauts aux réseaux sociaux: ça permet à des artistes, des porteurs·ses de projets, des militant·e·s et tant d’autres personnes d’avoir une voix et un impact qu’ils n’auraient sans doute pas eu sinon. On peut y relayer des informations que les médias rechignent à dévoiler, avoir accès à des réflexions qui nous font grandir, des événements qui nous révoltent. On peut y démarrer des révolutions, aider des personnes qui en ont besoin. Moi-même je les utilise beaucoup dans un but militant.

Et puis il n’y a pas que les applications: je ne compte plus le nombre de fois où mon GPS m’a sauvé la vie. J’adore mon application pour les règles qui me permet de suivre mes cycles, moi qui suis totalement tête en l’air quand il s’agit de les noter. Et puis il y a le côté si pratique de l’app Uber, de mon appli bancaire, et je ne parle même pas de celles de messagerie qui me permettent d’être en contact bien plus facilement avec mes proches.

Et pourtant, je ne peux pas m’empêcher d’avoir parfois cette impression d’être une marionnette entre les mains d’individus peu scrupuleux qui ont créé et dirigent ces machines, sans compter que personne ne sait vraiment ce qu’ils font de ce qu’on poste. Je ne peux pas m’empêcher de sentir ma valeur être rattachée, même un tout petit peu, aux nombres de likes et de commentaires (alors que pourtant j’ai plutôt confiance en moi). Tout en reconnaissant les bons côtés des réseaux sociaux, je m’en sens esclave.
Je vois bien aussi que je lis moins. Que je crée moins. Que je ne m’ennuie plus. Que parfois, en regardant certaines photos postées par d’autres, je me sens un peu moins bien. Que je peux même douter de mes objectifs. Que ça peut m’arriver de recevoir un commentaire de trolls, et de voir que ça me touche quand même un peu.

Les réseaux sociaux contribuent à nous formater et ont un impact sur notre capacité de concentration, notre créativité, notre estime de nous et bien d’autres choses. Plusieurs études l’ont montré, et je n’ai aucun mal à les croire. Surtout quand je vois les questions que je me pose, et que je vois d’autres se poser.
Pourquoi mon nombre d’abonnés stagne ?
Pourquoi autant de gens voient mes publications mais ne like pas ?
Pourquoi si peu de gens répondent aux sondages de mes stories ?
Est-ce que vous aimez mon contenu ? Quel type de contenu vous aimeriez voir sur mon compte/ma page ?

J’ai eu mon premier smartphone en septembre 2014, soit bien plus tard que la plupart des gens. Ca fait moins de 5 ans, et pourtant j’ai du mal à me souvenir de comment je faisais avant.

Parfois je brûle de faire comme Andy, jeter mon smartphone dans une fontaine et ne plus jamais en entendre parler (bon dans la vraie vie je le ferais recycler, c’est quand même mieux).
Sauf que comment je ferais pour le travail ? Comment je pourrais trouver des client·e·s ?
Me faire connaitre ? Partager tout ce qui me tient à coeur ?
Et toutes ces belles informations à côté desquelles je passerais ?
Et surtout, est-ce que je ne risquerais pas de perdre de vue mes proches ?

Je me doute que la solution la plus vivable serait certainement de simplement diminuer mon temps de présence sur les réseaux sociaux (surtout Insta). Sauf que quand on a développé une addiction (n’ayons pas peur des mots) ça n’a en fait rien de simple (si tu as des astuces je suis preneuses).

Mais je vais peut-être quand même récupérer un téléphone ancienne génération pour les moments où, comme maintenant, j’en ai vraiment trop marre 😄

Des poutous !

2018

2018

Habituellement je sais toujours quoi écrire lors de ces articles bilan. J’écris ce que l’année a apporté de positif, ce que j’ai pu accomplir, tout ce pour quoi je suis reconnaissante. Et là, aujourd’hui, je me retrouve bête devant ma page blanche, à taper sur les touches de mon clavier sans savoir où ça va me mener.

Comme tous les ans, j’avais fait une liste d’objectifs, ou de résolutions pour 2018. Je ne l’ai pas sous la main, mais je pense à peu près me souvenir de ce que j’y avais écrit. Et comme tous les ans, rien ne s’est passé comme prévu, mais au final je ne le regrette pas du tout. C’était ce que je devais traverser, et en fin de compte, c’était encore mieux.

La vérité est qu’il va m’être difficile de matérialiser ce que j’ai pu vivre cette année par des listes toutes bêtes. Oui je pourrais te dire que j’ai fait deux voyages dingues hors de France (Irlande et République Tchèque), toute seule, que j’ai commencé à bosser pour la géniale Laure Douceline, que je me suis découvert une véritable passion pour les Tarots. Cette année j’ai fait ma loge de la lune, je suis revenue pour la première fois depuis quatre ans dans la maison où j’ai passé tous mes étés depuis que je suis née, j’ai participé à l’Inktober pour la deuxième fois, j’ai grandi professionnellement, je suis devenue Moon Mother, je suis devenue végane, j’ai assisté au mariage de mon amie d’enfance, j’ai participé à une manifestation féministe avec Sofia que j’ai rencontrée pour la première fois en vrai. J’ai participé au cercle Lune Noire de Céline, trouvé la marque qui me correspond, ouvert mon nouveau site.

Et il y en a sans doute beaucoup d’autres, mais je me dis que c’est déjà pas mal.

Pourtant, les plus gros changements ont bel et bien été intérieurs. 2018 a été une année difficile, mais dont les difficultés étaient nécessaires pour que je puisse avancer. Je crois que je n’ai jamais autant appris sur moi-même que durant ces derniers mois. Je vois la route s’éclairer de plus en plus, je sens les peurs qui s’éloignent petit à petit. Et surtout, j’ai appris des leçons infiniment précieuses qui m’accompagneront pour le reste de ma route.

J’ai appris à demander. Que si je ne demande pas, je ne peux pas en vouloir aux autres de ne pas m’aider. Et pareil, vouloir aller au devant des besoins des autres, les aider avant même qu’ils aient eu le temps de le demander n’est pas forcément leur rendre service (à relativiser évidemment: si je vois une personne blessée dans la rue, je ne vais pas attendre qu’elle me demande de l’aider avant d’appeler les secours).

J’ai appris que je n’avais pas à m’excuser de vouloir entreprendre et réussir. Que je n’ai pas à me justifier quand on me dis que j’ai de la chance ou autres.

J’ai appris que vouloir apprendre plein de trucs différents, ça peut aussi être une manière de fuir ce qui est important pour moi et d’éviter de m’y investir vraiment par peur.

J’ai appris que je suis seule responsable de ce que je ressens. Tout comme ma seule pleine et entière responsabilité, c’est moi-même.

J’ai également compris qu’il allait falloir faire du tri, pour ne garder que l’essentiel. Arrêter de vouloir apprendre tout et n’importe quoi et tâcher de devenir meilleure dans les domaines qui comptent vraiment pour toi. Passer les moments importants avec des personnes qui sont vraiment importantes pour moi.

 

Je pourrais faire une liste de ce que je veux pour 2019. Je vais très probablement ne pas pouvoir m’en empêcher d’ailleurs. Mais la vérité c’est que je n’ai pas la moindre idée de ce qu’il va se passer.

Et c’est toute la beauté de la chose.

(Bon j’ai quand même quelques projets sous le coude qui s’en viennent bientôt^^)

J’espère en revanche très fort que cette année se fera avec toi ! Merci de m’avoir accompagnée en 2018 <3

Réflexion sur le Temps

Réflexion sur le Temps

Pendant quatre mois, j’ai été membre du cercle de femmes Lune Noire, initié par Céline de Soulfood Supafood (je te ferai prochainement un post plus complet dessus, mais je t’invite à aller voir la page, les inscriptions sont ouvertes pour la prochaine session: https://soulfoodsupafood.us15.list-manage.com/subscribe?u=fef963076576f7f0bab3fe572&id=38a1537309)

Céline nous fait régulièrement des tirages individuels de cartes Oracles. Pour l’avant dernier, les cartes disaient que j’avais tendance à trop forcer les choses, et qu’il fallait que je fasse davantage confiance aux forces autour de moi.

C’est le genre de tirage où ma première réaction, à chaud est « quoi mais non mais pas du tout ». Et puis, j’y ai réfléchi. Et je me suis rendue compte à quel point c’est vrai.

J’ai beaucoup cheminé, je suis allée à droite, puis à gauche, pour ensuite revenir au milieu. J’ai un parcours qui peut paraître sans cohérence. A certains moments, j’ai fait du sur-place. Il s’avère que, souvent, j’ai cette impression de ne pas avancer assez vite. Surtout quand je me compare à d’autres, qui ont l’air d’avoir parcouru un tel chemin, si rapidement ! J’ai ni plus ni moins que la sensation de perdre du temps.

Et on ne va pas se mentir, il y a l’âge. En 2019, je vais avoir trente ans, et j’ai beau savoir dans ma tête que c’est encore super jeune, je ressens une sorte d’urgence malgré moi. Comme s’il fallait que j’aie fait le plus de choses possibles avant cet âge là, sinon c’est sûr, cette dernière décennie n’aura servi à rien.

Alors je force. Je sens que je me dirige vers le bon chemin, mon chemin de vie, alors je force le plus possible pour y entrer, vite vite vite. Trouver les formations nécessaires, m’inscrire, lire tous les livres possibles, mettre des choses en place, suivre plein de personnes qui me semblent dans ce chemin aussi. Vite vite vite.

Ces dernières semaines, je me suis retrouvée dans un endroit où je devais utiliser ma 4G pour avoir accès à Internet, j’étais donc assez limitée. Pas de Netflix, pas de Youtube. J’étais à la fois connectée à la Nature, sous les arbres la plupart du temps, et connectée à moi-même, à mes souvenirs, puisqu’à l’exception de ces quatre ou cinq dernières années, j’ai passé quelques semaines chaque été dans cette maison depuis ma naissance.

C’est isolé, sans rien autour. Du silence, des cigales. Alors je n’avais pas d’autre choix que de ralentir, et de m’écouter.

On vit à une époque où tout va extrêmement vite, où on est sans cesse sollicité. Et dès qu’on s’intéresse un peu au développement personnel, on nous rappelle à quel point notre temps sur Terre est court. Qu’il faut en tirer le maximum, tant qu’on peut. Et je suis d’accord avec ça, en soi. C’est même un moteur pour moi, me rappeler que je suis mortelle. Et pourtant, je me suis rendue compte qu’à force de ne pas vouloir perdre de temps, j’ai tendance à tomber dans l’excès inverse: je me dépêche, j’oublie de m’écouter, j’écoute les autres parfois, et j’ai tendance à prendre le chemin qui semble le plus facile, le plus rapide.

Hier je suis tombée sur cette vidéo de Laetitia de la chaîne Le Corps la Maison l’Esprit. Elle y raconte qu’à ses trente ans, elle avait monté son magasin de vente de téléphonie mobile et gagnait très bien sa vie. Jusqu’à ce qu’elle réalise à quel point la vie qu’elle menait était éloignée de ce qu’elle voulait vraiment lorsqu’elle était au début de sa vingtaine: aider les autres, travailler dans l’humanitaire, dans des associations. Elle explique que durant 10 ans, elle a par-ci par-là pris de petites décisions qui semblaient anodines, mais l’ont petit à petit totalement éloignée de son chemin de vie et de ses désirs profonds.

Si je retourne en arrière, avec honnêteté, que je me penche sur ce que je voulais vraiment faire plus jeune, trois choses ressortent:
– Le dessin et la peinture
– Ecrire des histoires
– Aider les gens

Je ne compte pas le nombre de décisions que j’ai prises et qui m’ont éloignée de ces trois points. Je voulais avoir une vie professionnelle plus sûre, plus vite, qui me fasse gagner de l’argent plus rapidement, qui soit mieux acceptée. Je me rends compte que même le fait de me lancer dans le développement web était dans ce but: avoir un job à peu près certain plus vite, quelque chose de « sûr » et qui me permette de me sortir le plus rapidement possible de mon emploi salarié.

A vouloir aller trop vite, j’ai oublié de m’arrêter et de vraiment m’écouter. J’avais peur aussi de ce qu’il y avait derrière tout ça. La psy que je voyais à l’époque m’avait par exemple demandée si j’étais certaine que le développement web était là où je voulais aller. J’avais dit un grand oui, mais intérieurement je savais que j’étais en train de mentir, et de me mentir.

Je ne regrette pas ceci dit, c’était vraiment une expérience géniale, qui m’a énormément appris.

Mais à force de vouloir gagner du temps, j’ai fini par en perdre. Par me retrouver dans des chemins qui n’étaient pas vraiment les miens, dans lesquels je ne me sentais pas très à l’aise en fait.

Me poser, accepter de faire des choses lentes, soi-disant non productives, a été salutaires. J’ai fait taire les bruits, et j’ai enfin pu retrouver ma route.

Forcer les choses a été nécessaire lorsque j’étais perdue dans le noir, engluée, parce que j’avais besoin d’une sérieuse poussée en avant pour redémarrer. Mais maintenant que je peux voir la direction où je vais, ça ne l’est plus. Je peux aller où le vent me mène.

C’est ce que je t’invite à retenir de ce message: pense à te poser parfois, à te demander si tu es bien sur le chemin que tu souhaitais au départ. Si tu es bien en accord avec là où tu es maintenant. Ce n’est pas facile d’être vraiment honnête avec soi-même, loin de là, mais nécessaire si on veut éviter de se perdre.

Du côté des annonces, à partir de septembre, je ferai un tirage de Tarot tous les lundi, mais uniquement sur ma Newsletter ! Je suis encore en train de voir les modalités, on commence lundi prochain 🙂 Si tu as envie d’en profiter, et de recevoir d’autres messages que je ne poste pas forcément sur les réseaux sociaux, inscris-toi ici: http://eepurl.com/dvz5KX

Prends soin de toi

A mon corps

A mon corps

Mon cher petit corps

Je ne prends pas si souvent le temps de vraiment te parler
J’ai tendance à oublier que tu es là.
Je ne t’ai pas choisi, c’est vrai
Par chance, tu étais plutôt proche des standards de beauté qu’on nous impose dans cette société
Par malchance, tu n’en étais pas encore assez proche
On a voulu me faire croire que tu étais trop grand, trop gros, trop imposant
On m’a dit que tes poils, tes taches, tes reliefs, tes marques, tes rondeurs t’enlaidissaient
Pardon de l’avoir cru
Pardon d’avoir voulu te lisser, te changer, te malmener
Pardon de t’avoir insulté
Pardon de t’avoir détesté.
Je t’ai fait du mal, je le sais
J’ai laissé d’autres t’en faire
Et je n’ai pas cherché à te défendre
Je ne savais même pas que je pouvais le faire
Pardon encore

Malgré tout ça, tu ne m’as jamais laissée tomber

Tu as toujours été là
Tu m’as portée
Tu m’as gardée debout, en bonne santé
Tu as supporté mes mauvais traitements sans te plaindre
Tu es resté, fidèle au poste
Dans l’attente, peut-être que je t’apprécie enfin à ta juste valeur
Que je te vois.

Et je t’ai vu.
Je t’ai senti.
Tes muscles, tes articulations, ta souplesse
Tout ce que tu es capable de faire

La vue, le toucher, l’ouïe, le goût, l’odorat
Tout ce que tu m’as apporté

Ces poumons qui respirent, ce cerveau qui invente, ce coeur qui aime, ces yeux qui pleurent parfois

Ces possibilités de création, ces sensations, ces orgasmes
Je respire. Je suis jeune, en bonne santé.
Je suis en vie.
Merci

Pardon de t’avoir pris pour acquis.
Pardon de ne pas l’avoir vu plus tôt.
Pardon d’avoir voulu te faire entrer dans un moule, te contorsionner, te faire du mal
De ne pas avoir vu que tu étais déjà parfait

Tout ça c’est fini
Je te promets
De te laisser vivre.
De t’exprimer

Par ces poils, ces cheveux indomptables, ces rides, ces cicatrices, ces vergetures, cette cellulite, ces rondeurs, ces taches
Je te promets de prendre soin de toi, le plus longtemps possible
De me rappeler d’être reconnaissante, tous les jours

Parce que même si parfois je l’oublie
Que je l’oublierai encore
Sache que je t’aime

 

J’ai écrit ce texte cette nuit, sur un coup de tête, et j’ai eu envie de te le partager.

J’espère qu’il te plaira

Prends soin de toi

29 choses que j'ai apprises en 29 ans (Et quelques news en fin d'article)

29 choses que j'ai apprises en 29 ans (Et quelques news en fin d'article)

J’espère que tu as passé un bon week end ! Pour ma part c’était un week end un peu spécial vu que dimanche j’ai fêté mes 29 ans (argh dernière année de vingtaine!!) ! Du coup j’ai eu envie de te faire une liste de 29 choses importantes que j’ai apprises en 29 ans (j’avoue le concept est pas de moi, j’ai vu ça sur Youtube et j’ai trouvé ça marrant). Allons-y donc:

1. Il sera difficile pour d’autres personnes de t’aimer pour de vrai si tu ne montres pas complètement qui tu es. c’est quelque chose que j’ai vraiment intégré récemment et je me rends de plus en plus compte à quel point c’est vrai.

2. On a le droit, et même le devoir d’être exigeant.e. Que ce soit dans nos relations, notre vie personnelle, professionnelle, etc, on a le devoir de ne pas se contenter que de ce qui est bof, ce qui ne nous convient que moyennement. Ce n’est pas un mal d’avoir de l’exigence et de souhaiter le meilleur pour toi-même.

3. Le temps n’a pas de prix. On a beau savoir qu’on va mourir un jour, on a tendance à se comporter comme si le temps que nous avions était infini. Alors que non. Me rappeler que je vais mourir m’aide beaucoup à agir et faire des choix.

4. On peut être gentil.le ET ne pas se laisser marcher dessus. J’ai longtemps cru qu’il fallait que je sois gentille avec tout le monde pour qu’on m’aime bien, pour finalement me rendre compte que non pas du tout. La bienveillance oui mais faut pas trop pousser non plus hein.

5. Tout le monde a le pouvoir de changer les choses. Pas besoin d’être riche et puissant.e pour apporter sa contribution, on peut donner de son temps, de son énergie, on peut prendre de nouvelles habitudes, etc… Il y a plein de choses à faire.

6. Une carrière n’est pas définitive. Adolescente, comme beaucoup, je pensais que mon choix d’études et de carrière allait déterminer le reste de ma vie. C’était le cas pour mes parents, mais je sais maintenant que c’est faux et ça enlève beaucoup de pression.

7. Trier est parfois nécessaire. On change, on évolue et il est parfois nécessaire de laisser certaines choses partir. Ca peut être des objets, mais aussi un boulot, des relations, des activités etc. C’est rarement agréable, mais indispensable.

8. Il n’y a pas de route toute tracée. Il y a dix ans j’étais persuadée qu’à 29 ans je serais en couple ou mariée à l’homme de ma vie et que j’aurais des enfants, avec un métier qui me plairait, même si je ne savais pas vraiment quoi. Aujourd’hui je suis loin de cette réalité familiale. Je ne suis pas certaine de vouloir des enfants et j’ai plutôt des métiers qu’un seul. Mais je comprends que ces rêves que j’avais n’étaient pas vraiment les miens et je me sens 1000 fois plus heureuse là où je suis que dans cet avenir hypothétique.

9. Quand on fait des randonnées de plus de 20 km, c’est quand même mieux d’avoir des chaussures de marche. Et les Dr Martens ne sont PAS des chaussures de marche.

10. On peut trouver un moyen de gagner de l’argent dans n’importe quel domaine. Et c’est super libérateur de savoir ça.

11. On ne peut pas en vouloir aux gens d’être honnêtes. Alors attention honnête ne veut pas dire dire des choses méchantes sous prétexte d’être franc.he, mais dire sa vérité. De même que ta vérité est légitime, celle des autres l’est aussi.

12. Je n’ai pas besoin qu’on m’aime. En fait j’ai déjà plein d’amour dans ma vie. Concrètement, je n’ai pas besoin d’en avoir plus. Mais ça me fait plaisir quand même, c’est du super bonus 🙂

13. Je suis la seule personne avec lequel je passerai le reste de ma vie. Et la vie va me paraître bien longue si je la passe à me détester, à vouloir ressembler à unetelle, modifier ci ou ça chez moi.

14. Je sais ce qui est bon pour moi. Au fond je le sais. Bien sûr, ça ne veut pas dire que je ne dois pas écouter les conseils de personnes plus expérimentées que moi, mais au final c’est à moi de décider.

15. On arrête jamais d’apprendre.

16. Il est nécessaire d’être heureuse seule avant de pouvoir l’être avec quelqu’un. Et je pense que j’y suis arrivée aujourd’hui.

17. Nos choix de vie peuvent faire beaucoup de bien, comme beaucoup de mal. Genre acheter de la fast fashion, manger de la viande à tous les repas, etc.

18. Toujours suivre son intuition. Elle sait.

19. La beauté n’a strictement rien à voir avec ce qu’on nous en montre dans les médias.

20. Le consentement d’une personne doit toujours être respecté, et j’ai le droit d’exprimer le mien. Dans le cadre de la sexualité, mais aussi dans n’importe quelle situation.

21. C’est normal d’avoir peur, mais on est pas obligé.e de l’écouter.

22. Il n’y a rien de mieux que le combo canapé-plaid-bon livre-chocolat chaud en plein hiver.

23. Les gens sont absolument fascinants dans toute leur complexité.

24. Garder son âme d’enfant rend la vie bien plus belle.

25. Quand on a peur mais qu’on a vraiment envie d’un truc, il faut y aller. En général ça donne quelque chose de vraiment chouette.

26. On attire les choses et les personnes qu’on pense mériter.

27. On peut (presque) tout apprendre avec du travail. Le talent n’existe pas vraiment, ou en tout cas ne vaut rien du tout s’il n’est pas cultivé.

28. On peut faire tout ce qu’on veut, mais pas forcément par le chemin qui nous parait le plus évident. Selon les circonstances il faut parfois faire preuve de créativité, prendre des détours pour aller là où on le souhaite.

29. Il n’est jamais trop tard pour faire ce qu’on veut, recommencer, réaliser ses rêves. J’avais lu récemment qu’une femme s’était passionnée pour la Mésopotamie (je crois) à 80 ans. Dix ans après, elle était une référence dans ce domaine. Alors si elle a pu, toi aussi !

Je crois que j’aurais pu en écrire encore plein en fait, mais bon j’avais dit 29, je joue le jeu^^ N’hésite pas à me dire quelles sont les choses que tu as apprises au cours de ta vie !

Côté nouvelles, je suis en retard ! Je n’ai toujours pas sorti mon programme pour lutter contre la procrastination alors que je l’avais annoncé pour mon anniversaire !!

En fait à mon retour d’Irlande je me suis rendue compte que j’avais envie de faire deux choses: écrire et dessiner. Je t’en avais parlé dans mon précédent mail, je peinais sur ma page de vente, sur la création de mes visuels, j’avais l’impression de me forcer et d’être pleine d’idées négatives.

Avant je me serais clairement mise la pression pour sortir tout ça en temps et en heure. Mais cette fois j’ai décidé de lâcher, de laisser décanter et tant pis si je sors la formation un peu plus tard.

Et ça m’a fait un bien fou ! Du coup cette semaine, c’est reparti, j’ai finalisé ma page de vente, mes visuels, il ne me reste plus que quelques petites choses à faire et ce sera ready !

Pourtant il te faudra attendre encore quelques jours parce que… et c’est ma deuxième annonce….

Demain et samedi je serai en formation avec Miranda Gray, l’autrice de Lune Rouge, pour devenir Moon Mother ! Je t’en dirai plus bientôt, mais si tu veux en savoir plus sur ce que sont les Moon Mothers, clique sur ce lien: http://atelierdesames.com/benediction-de-luterus-paris/

Je risque du coup de ne pas être très disponible énergétiquement à partir de demain jusqu’à la fin de la semaine, il est possible que je n’écrive pas du tout ici, mais je te retrouve très vite !

CDI, quand la sécurité devient une prison dorée

CDI, quand la sécurité devient une prison dorée

Ces derniers jours, j’ai regardé le témoignage d’une Youtubeuse qui partageait son expérience désastreuse au travail, où elle a subi intimidation, harcèlements, racisme, à un degré tel qu’elle en a été broyée, selon ses mots. Je te mets la première partie du témoignage ici, par contre prépare-toi un thé si tu regardes, le total des 3 parties doit durer à peu près 4 heures 😁 Mais c’est vraiment intéressant et révélateur: https://www.youtube.com/watch?v=UEQd4mYnZ-Q

J’ai été totalement écoeurée en regardant cette vidéo. Je n’ai sans doute pas vécu la moitié de ce que cette personne a vécu, mais je me suis retrouvée dans certaines des situations qu’elle a évoquées, notamment l’engrenage dans lequel elle a été prise en se retrouvant en CDI: ce qui ne devait être qu’un boulot d’été s’est transformé en job à plein temps lorsqu’on lui a fait pensé qu’elle était indispensable, que cet argent pourrait lui servir pour ses études.

C’est plus ou moins ce qui m’est arrivé: je restais, même si je supportais mal ce travail, même si je m’ennuyais à mourir. Je restais en partie parce que je culpabilisais, en pensant qu’on avait besoin de moi et que ce n’était quand même pas correct de laisser tout le monde en plan.

Et puis j’étais en CDI. J’avais cette fameuse stabilité de l’emploi, que tout le monde semble rechercher. Franchement, de quoi je me plaignais ? D’ailleurs même mes parents me le disaient: « Ok, ça ne te plait pas, mais bon au moins tu es en CDI ».

Loin de moins l’idée de diaboliser complètement le CDI. Si ton job te plait, que tu as des collègues cool, que tu vas chaque matin au travail le coeur léger, et que le système du salariat te plait, alors tout roule.

Le problème, c’est quand les choses commencent à aller mal. Ca peut être l’ambiance qui te pèse, les tâches qui t’ennuient ou te déplaisent, ou même pire que ça. Bien sûr, rien n’est parfait et on se retrouve forcément lorsque ta santé physique ou mentale commencent à en pâtir, là c’est grave et il faut faire quelque chose, dès les premiers signes, parce que c’est souvent un tort de croire que ça va passer tout seul.

Le problème n’est pas le CDI en lui même. Le problème est que pendant notre scolarité, nos années d’études, on nous martèle que c’est l’objectif, le Saint Graal à atteindre. Parce qu’une fois que tu l’as, tu as la sécurité de l’emploi, c’est sûr !

Alors tu bosses pour l’atteindre ce fameux Graal ! Sauf qu’une fois que tu l’as ça peut être la désillusion: d’accord, tu as la sécurité de l’emploi, des vacances payées, peut-être même des primes, mais que se passe-t-il si tu détestes ce que tu fais ? Si tu t’ennuies ? Si l’ambiance au travail te pèse et que tu ne t’y sens pas bien ?

Souvent on reste. Parce qu’on se dit qu’on a quand même bien de la chance, qu’on a besoin de nous, et que au moins on ne sera pas dans le besoin puisqu’on a cette fameuse sécurité de l’emploi.

Et c’est là le problème: quand on reste alors que rien ne va plus (comme en amour en fait). Ou plutôt, quand on se sent obligée de rester. Alors qu’en fait…

on a pas vraiment besoin de nous. Dans le monde du travail, personne n’est irremplaçable.

oui, un CDI c’est la stabilité, mais les entreprises qui coulent, il y en a plus d’une à qui c’est arrivé. On peut te supprimer des avantages. Tu peux te faire virer (difficilement mais ça arrive).

Dans tout mon entourage, j’ai entendu des histoires franchement horribles. Et à chaque fois j’ai envie de crier « Mais comment peux-tu supporter ça ? Ce n’est PAS NORMAL !! » avant de me rappeler que ça a été mon cas, il n’y a pas si longtemps. Je repense à cette fois où je me suis trainée au boulot alors que je m’étais fait mal aux côtes. A celle où j’avais tellement mal au dos que je n’en pouvais plus. Et à d’autres encore, où j’ai relégué ma santé au second plan, pour un job dont en fait je me fichais totalement. Ca me parait dingue quand j’y repense.

La Youtubeuse qui a témoigné a dit une phrase qui m’a marquée: « Le temps c’est plus précieux que l’argent, même si on a tendance à l’oublier. »

Oui une entreprise t’embauche, te paie, t’offre même des avantages. Mais ce n’est pas par générosité, c’est parce que toi en retour tu acceptes de lui offrir ton temps et ton expertise. Tu n’es pas chanceuse, tu n’es pas privilégiée, c’est simplement un échange qui va dans les deux sens. C’est quelque chose que j’avais oublié et que ma mauvaise expérience en CDI m’a rappelée.

Je ne dis pas que c’est simple dans notre société actuelle, loin de là. Il y a clairement un problème avec le système. Mais que tu partes ou que tu restes, n’oublie pas que rien n’est plus important que ta santé physique et mentale, et ton temps. Même le salaire le plus élevé du monde ne pourra pas te les offrir.

Prends soin de toi !